Le
morcellement d’un empire
Dans
les années 1980, la Fédération québécoise de karaté,
qui régissait alors la pratique de ce sport au Québec,
s’est effritée. Les directeurs techniques des différents
styles de karaté se sont alors dispersés en raison
des problèmes internes importants qui empêchaient
dès lors la cohésion de la Fédération.
La
naissance du karaté open
De
ce morcellement ont émergé différentes associations
et fédérations. Avec le démantèlement de la Commission
technique (qui régissait les examens de ceintures
noires au Québec) et du Conseil administratif de la
Fédération québécoise, chaque organisme a acquis le
pouvoir d’établir sa propre réglementation, au gré
des fantaisies et de la commercialisation. Afin d’accroître
le nombre de membres de leur association, les dirigeants
ont multiplié leurs succursales un peu partout dans
la province.
Le
karaté dans tous ses états
Le
nombre croissant de dojos au Québec a alors entraîné
une lutte de plus en plus féroce entre les styles.
Afin de rendre le karaté plus attrayant aux yeux du
public et des pratiquants, on a réduit les exigences
techniques et laisser libre cours à l’imagination
des athlètes. Ceux-ci n’ayant plus à se plier aux
normes traditionnelles (sobriété de l’uniforme, attitude
martiale, conformité de la chorégraphie en rapport
aux modèles traditionnels, etc.) se sont inspirés,
entre autres, de la gymnastique. C’est alors que sont
apparus les katas musicaux et les katas d’armes non
traditionnelles.
La
fondation de Karaté Québec
Mais
cette absence de réglementation et de cohésion nuisait
à l’élaboration d’un réseau de compétitions structuré,
ainsi qu’à la reconnaissance du karaté par le Comité
international olympique et par les réseaux de compétitions
officiels. C’est dans cette optique que Karaté Québec
a été fondée.
Aujourd'hui,
Karaté Québec est reconnue par le gouvernement du
Québec comme le seul organisme officiel régissant
le karaté au Québec et est l'unique représentante
du Québec à l'Association nationale de karaté.