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Karaté - Championnat du monde
Btissama
Essadiqi vise une place sur le podium
Montréal,
17 novembre 2004 (Sportcom) – Lorsque l’on pratique
un sport de combat, on ne s’attend pas à subir
la défaite parce qu’on a été trop
agressif! C’est pourtant ce qui était arrivé
à la Québécoise Btissama Essadiqi
lors des derniers championnats du monde de karaté,
en 2002. La Gatinoise avait alors vu la médaille
de bronze lui filer entre les doigts, et elle avait
dû se contenter de la cinquième place.
Essadiqi compte bien se reprendre cette semaine, alors
que les championnats du monde 2004 se mettront en branle
dès jeudi, à Montrerrey, au Mexique.
«
Je vise le podium, c’est clair, a indiqué la
karatéka de 27 ans d’entrée de jeu. Je
sais que c’est encore possible pour moi d’atteindre
le podium, et c’est ce que je vise. En tournoi, il y
a plein de chose qui peuvent arriver, comme un mauvais
tirage au sort, par exemple, mais je ne pense pas à
ces choses-là pour l’instant. Je ne veux voir
que les aspects positifs. »
En
2002, le tournoi d’Essadiqi avait connu une fin abrupte.
Après avoir remporté six victoires convaincantes,
elle avait perdu le match pour la médaille de
bronze face à une combattante roumaine, parce
que l’officiel avait jugé que la Québécoise
avait porté des coups avec trop de force. C’est
qu’en karaté, contrairement à la boxe,
au judo ou au taekwondo, le but n’est pas de faire tomber
son adversaire au sol, mais bien de marquer des points
grâce à des coups de pied ou de poing contrôlés.
Un coup jugé trop violent ne vaut pas de point
à celui qui le donne, mais peut entraîner
une pénalité, et ces pénalités
peuvent éventuellement entraîner une disqualification.
Malgré
cette infortune, celle qui est présentement résidente
en médecine au Centre hospitalier de l’Université
de Sherbrooke (CHUS) n’a pas perdu le feu sacré,
bien au contraire! La preuve? L’année suivante,
elle remportait la médaille d’argent aux Jeux
panaméricains et la médaille d’or aux
championnats panaméricains de karaté.
«
Je suis passée par-dessus (la défaite
en 2002). Dans le fond, ce n’était qu’une compétition...
» a indiqué Essadiqi, qui a l’habitude
de se retrousser les manches afin de relever des défis.
Une autre preuve? Elle entreprendra sous peu ses études
pour devenir cardiologue!
Au
Mexique, Essadiqi aura deux occasions de remporter une
médaille, car elle participera, jeudi, à
la compétition par équipe et combattra
dans la catégorie des 53 kg, samedi. Dans le
tournoi par équipe, elle unira ses efforts à
deux karatékas de l’Ontario, ainsi qu’à
la Montréalaise Véronique Leblanc. Cette
dernière sera également à l’oeuvre
dans la catégorie « ouverte ».
De
plus, quatre autres Québécois seront de
la partie au Mexique. Il s’agit de Katarine Vadovicova
(kata) et de Dany Maloney (+80 kg et équipe),
tous deux de Terrebonne, ainsi que des Gatinois Xavier
Fournier (75 kg et équipe) et Philippe Poirier
(80 kg et équipe).
Opération
charme
Pour
les organisateurs de l’Open de Montréal, les
championnats du monde seront aussi une belle occasion
de vanter les mérites de la métropole
et de leur événement, dont la deuxième
édition aura lieu en mai prochain. « Nous
voulons faire de l’Open de Montréal un événement
international, qui pourrait devenir aussi prestigieux
que l’Open de Paris, a indiqué Rebecca Khoury,
vice-présidente de Karaté Québec.
Les championnats du monde seront l’occasion idéale
de rencontrer et d’inviter les meilleures délégations
de karaté de la planète. »
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Rédaction
: Christian Jutras
Information : (514) 990-0966 ou 1-866-990-0966.
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